Anath’aime

4 août 2016

3.Poèmes

Troupeau tyrannique,
Berger diabolique,
Ni pour l’un
Je ne suis larbin;
Ni des autres
Je ne suis l’apôtre.

Penseur solitaire
De la création solidaire,
Je suis devenu le pourfendeur habile,
De l’obscure et de son uniforme débile.

La meute, sur les « je t’aime »
Que je déclare au monde,
Veut imposer l’anathème
De ses cécités immondes.

Ces gueux de la panse,
Face à l’infini que je pense,
Imaginent par l’erreur et la terreur,
Empêcher la venue de l’aurore.
Ainsi, quand le soleil avec une ampoule
Se confond aux yeux de la foule;
Quand Dieu et sa révélation,
Se fondent dans les interprétations,
Mêmes les vers vils et mornes
Rêvent d’imposer au ciel leurs bornes.

Du fourreau de son silence
Alors je dégaine la science,
Qu’ensemble révélation et création
Donnent sans fin aux révolutions.
A l’instar de Medine,
Qui malgré les épines,
Su ployer dans le sens de sa victoire,
L’impétueux torrent de l’Histoire.

Celle du Coran dans les cœurs pénétrants,
Au grand dam de tous ces impétrants,
Qui entretiennent leurs ouailles,
Tel un renard sa volaille.

Pauvre peuple qui par ces nains,
Dégringole en populace.
Pauvres musulmans, qui entre leurs mains,
Comme Sisyphe font du surplace.

Ces portes parole de Lucifer,
Doctes ignorants qui vocifèrent,
De la hauteur sans vu d’un minbar,
Qu’ils prennent souvent pour un minibar,
Distribuent même aux mineurs,
Non ce qui rend mature et majeur,
Non ce qui nous fait ensemble vivre,
Mais de sombres idées qui enivrent.

Les troupeaux comme les blessures,
Ont besoin de ce qui les rassurent.
Et pour être sur tous ceux là le doyen,
Il faut bien savoir trouver les moyens.
Le loup alors devient le berger,
Et propose pieusement d’héberger,
Non sans quelques maquillages,
Ceux qu’il apeure par ses pillages,
Qu’il impute sans honte au mouton noir,
Qui lutte pour les délivrer de ce mouroir.

Je suis ce noir,
Je suis ce miroir,
Qui dit «méditons» !
Là où ils nous veulent mouton.

Je dis que de la sublime révélation antique,
Jusqu’ au niveau de la physique quantique,
Ce trouve la même vibration, le même chant,
Le principe Un, que seul dénie le méchant.

Je dis que Dieu est le plus auguste.
Que pour être Homme il faut être juste.
Que la femme est un être libre,
Car elle a le don du libre arbitre.
Que seule la prétention de l’un-seul,
Précipite l’humanité vers son linceul.
Et que de nous le Diable est bien rieur,
Avec cette histoire de race supérieure.

Je dis que la belle œuvre et la foi
Sont la seule condition, la seule loi,
Proclamé par tous les messages,
Et par le Coran dans tous ces passages,
Pour trouver le paradis et ses hauts jardins.
Que seul l’injuste, le sans pitié pour l’orphelin,
Dans le cœur duquel la paix n’est point arrivée,
En était à tout jamais privé.

Je dis que cette règle sur tous s’étend,
Et qu’en tout le cosmos cela s’entend.
C’est pour cette raison qu’à César,
Je prend volontiers pour rendre à Césaire.
Le diplômé de la Sorbonne,
N’est pas supérieure à la bonne.
Voilà ce que du Coran je lis,
Et que par mon verbe j’écris.

Alors ils peuvent sur moi jeter leurs immondices
Qui sont de ma réussite l’indice.

D’eux Je n’ai pas peur
Car a l’Un J’ai donné mon cœur.

Ousmane Timera

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