La rue

4 août 2016

3.Poèmes

La rue élève nos jeunes dans ses pépinières,

Pour donner en offrande leurs moelles épinières,

Aux balles tirées par la misère,

Violée au bas de l’ascenseur social,

Contre la pauvreté narguée par le capital.

Face aux cris, face aux sélectives indignations

Le monstre fit cette solennelle déclaration :

Retournez vos insultes à leurs mères,

Qui les collèrent à mes seins, sans repères.

Maudissez plutôt ces pères,

Qui les fourrèrent en mes entrailles si amères.

Interrogez donc cette société,

Qui s’adonne à ce point au culte des armes.

Pour si peu s’investir dans la culture de l’âme.

Et comme le dit si bien le poète :

« Une feuille jamais ne se fane et ne tombe,

Sans le concours tacite de tout l’arbre qui sombre».

Je ne suis que la baby-sitter de votre servitude volontaire.

Ousmane Timera

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